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Lectures en Arles C. Guerre lit F. Mistral Le jeudi 22 juin 2017
à 19 heures
à l'abbaye de Montmajour

Claude GUERRE
lit Mireille de Frédéric MISTRAL
nouvelle traduction de Claude Guerre aux éditions Actes Sud

Lecture des dialogues de Mireille et Vincent : Maïra Mulot et Sinan Sbay
Avec la voix de Jean-Marie LAMBLARD en provençal
Musique de Pascal MULOT, guitare
Et un chœur d’enfants de l’École du Domaine du possible, dirigée par Mathilde Monteau


   


Deux jeunes gens, Mireille, fille d'un riche fermier de la Crau, et Vincent, pauvre vannier, s'aiment d'un amour impossible. L'argent, les prétendants de Mireille, la loi sociale les séparent. Désespérée par le refus que son père oppose à leur mariage, Mireille fuit le mas familial et part prier sur le tombeau des saintes Maries, en Camargue, pour fléchir la volonté paternelle... Splendide épopée où Mistral évoque aussi les fastes de sa Provence natale, ce poème en douze chants édité en 1859, vaudra la gloire à son auteur. Son succès ne s'est pas démenti pendant des décennies, l'œuvre dépassant de beaucoup la littérature régionaliste pour atteindre l'universel.

“Le 22 juin, à l’abbaye de Montmajour, je lirai ma nouvelle traduction de Mireille, le poème fondateur de l’œuvre de Frédéric Mistral, en musique, avec, pour dire les dialogues de Mireille et Vincent, des acteurs à l’âge des deux rôles.

Après la parution du Poème du Rhône l’année passée, les éditions Actes Sud m’ont demandé de traduire Mirèio en français. Mireille, poème de jeunesse qui l’a fait connaître, est, pour plusieurs raisons, le chef-d’œuvre de Frédéric Mistral. C’est le poème totémique de la Provence fière d’être elle-même dans sa langue. C’est un poème homérique — et l’on pense plus encore en le lisant aux Géorgiques de Virgile — et un poème symphonique populaire. Qui en Provence n’a vu et aimé l’histoire tragique de Mireille, par le texte et souvent aussi au travers de l’opéra que Gounaud en a tiré ? Qui ne sait fredonner la chanson de Magali ? Mais Mireille, c’est aussi l’invention d’un prénom porté par tant de nos filles et de nos femmes —heureux l’écrivain qui invente un prénom, et c’est encore une œuvre qui valut rapidement le succès à son auteur, on sait que Lamartine lui fit cortège vers la gloire avec ces mots rares: un grand poète épique est né !”
Claude Guerre