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Exposition Expositions à Croisière - Été 2021 Du dimanche 04 juillet 2021 au dimanche 26 septembre 2021
10h-19h30
Croisière

EXPOSITIONS À CROISIÈRE
du 4 juillet au 26 septembre 2021
Tous les jours de 10h à 19h30


LES RENCONTRES D'ARLES 2021
EXPOSITIONS - ARLES ASSOCIÉ

Cette année encore, dans le cadre du programme “Arles associé” des Rencontres de la Photographie d’Arles, l’Association du Méjan propose à Croisière des expositions photographiques tout l’été.

 

JEAN-LUC BERTINI
AMÉRICAINES SOLITUDES


© Jean-Luc Bertini, Amish, Lincolville, Maine, 2008.
Jean-Luc Bertini a photographié les États-Unis au fil de la route, par à-coups, à toutes saisons, et ceci durant dix ans. Mais peut-on encore photographier ce pays ? Avec Américaines solitudes, le photographe parcourt les États-Unis sans parti pris aucun, sinon celui formel de travailler en couleur à l’aide d’un moyen format 6 x 7. Dans la veine humaniste héritée de la tradition française qui lui permet de contourner le « tableau photographique américain », il observe comment les Américains occupent leur espace, et interroge leur excès à l’occuper, qui souvent produit anonymat et solitude. Et parce que la solitude favorise l’observation, elle prédispose le photographe à croire aux visions, aux orchestrations, aux mirages,   transcender les scènes ordinaires qu’elles révèlent.

 

JEAN-MICHEL ANDRÉ
BORDERS


© Jean-Michel André, Borders #41. Avec l’aimable autorisation de la galerie Sit Down.
Le point de départ de ce travail se situe dans « Jungle de Calais », à la veille de l’évacuation du bidonville en 2016. Jean-Michel André l’a poursuivi pendant trois ans, en France, en Italie, en Espagne et en Tunisie. Partout, il a rencontré des réfugiés qui cherchaient un abri ; des femmes, des enfants et des hommes réunis avec pour unique richesse le temps infini de l'espoir. Borders n’est pas composé comme une série linéaire, ni tout à fait comme un récit : plutôt comme un recueil. Jean-Michel André photographie les traces de territoires traversés en révélant l’ombre, l’errance, et en traçant un fragile liseré entre le réel et l’imaginaire, le souvenir et le présent. La temporalité y est flottante et les espaces incertains.

 

REEVE SCHUMACHER
ÉTUDES EN VIBRATION


© Reeve Schumacher, En direct de l’Olympia (Red), 2019. Photographie de Florent Démarchez. Avec l’aimable autorisation de Lhoste.
Fasciné par l’image de Mireille Mathieu, Reeve Schumacher accumule depuis quelques années des exemplaires de ses vinyles avec la frénésie du fan ou du collectionneur. Il en possède à ce jour plus de 300, qui attendent les métamorphoses de sa lame. Revisitées sous forme de collage pixélisé, les pochettes de 33 tours de la star planétaire jettent un pont anachronique entre une matière première de l’ère analogique – le disque vinyle – et un rendu numérique. Les deux installations réalisées in situ s’inscrivent, elles aussi, dans le prolongement de l’art optique et cinétique. Phare est une oeuvre en rotation qui associe le son et la lumière sous forme de flashs stroboscopiques. Amarrages en suspension, Écho offre une visualisation monumentale de la réverbération d’une onde sonore. Comme toujours chez Reeve Schumacher, la dimension organique se mêle aux mathématiques, le recours aux courbes et aux fractales engendre des volumes qui se déploient pour converger souvent vers la spirale, forme obsessionnelle de son travail, ouverture sur l’infini.

 

PAULINE FARGUE
PANOPTICON, 2019-2021


© Pauline Fargue, L’invisible mais souveraine créature des marais, 2020.

Panopticon est un travail en cours. Une tentative dérisoire d’élaborer un énoncé tout à la fois critique et poétique au coeur même de la syntaxe, pour ainsi dire carcérale, d’Instagram. En marge des minuscules séquences en boucles perpétuelles de 6 x 6 cm, conçues exclusivement par le smartphone avec les contraintes fonctionnelles de l’application instantanée, c’est bien de la question du pouvoir et du champ rétrécie de la liberté individuelle et collective dont il s’agit. Le dispositif qui en découle, présenté pour la première fois aux Rencontres d’Arles, est une installation vidéo opérant un détournement de la photographie dans son usage connecté. La scénographie, structurée autour de la boucle et de l’écho, met en relation des montages au rythme tantôt extatique, tantôt frénétique. Recherche au long cours risquée dans l’oeil du cyclone d’un réseau social dont la structure même est dénuée de tout contenu existentiel. Glissement infime, addictif.


LES AUTRES EXPOSITIONS


NICOLAS HAVETTE

FORTUNES
La poésie vivante




Nicolas Havette embarque à Croisière cet été en compagnie de Roméo Fratti, poète franco-italien, pour créer des pièces inédites de son projet FORTUNES. Louvoyant entre les poésies de Roméo, les performances dessinées collectives et les photographies collectées par l’artiste, "FORTUNES, la poésie vivante" vous plongera dans son univers à califourchon sur nos frontières invisibles. FORTUNES permet d’aborder un processus de construction et de déconstruction de mémoire et des images mentales individuelles et collectives vis à vis d’un territoire. Les fresques issues de ces expériences collectives cartographient avec fougue des espaces physiques et mentaux.



CLÉMENT LAMBELET
Point de vue


© Points de vue, in Nuit des images 2017, Musée de l'Élysée, Lausanne, CH, 24 juin 2017

Clément Lambelet a invité plus de 500 personnes à travers le monde via internet à décrire ce qu'ils voyaient dans la première photographie de l'histoire (1827), le Point de Vue du Gras de Nicéphore Niépce. Les réponses sont bien loin de la réalité.
Selon Clément Chéroux, son apparence est « mi-positive, mi-négative, un peu floue, mordancée par endroits et passablement vaporeuse ». Par chance, il a été possible de retrouver le lieu de la prise de vue et de comprendre ce que représentait cette plaque. L’exposition présente l’image, un choix de lectures, une photographie contemporaine, l’histoire de sa découverte et le texte de Clément Chéroux. »


POLKA PLAGE
Joel Meyerowitz
WATERFRONT
Claude Nori & Vincent DelermJE CHERCHERAI DANS CHAQUE ÉTÉ
Daido MoriyamaHAWAII
The Anonymous Project THE CARAVAN


A l’invitation de la maison d’édition Actes Sud et pendant toute la période des Rencontres, Polka prend ses quartiers du côté de La Croisière.
Trois expositions où dialoguent Joel Meyerowitz, Daido Moriyama, Claude Nori et Vincent Delerm sont au programme, ainsi qu’une installation de The Anonymous Project.